Carnet d'études

Atelier de recherche temporelle

Changement d'identité

Changement d'identité

Villefluctuante devient A-R-T !

villefluctuante change de peau après neuf années de service. C’est une mue lente qui a commencé voici plusieurs mois. Nous n’étions plus en phase avec les deux termes qui composaient notre nom. Cela faisant longtemps que nous avions dépassé les portes de la ville pour nous ouvrir au paysage et nous avions compris que les flux ne représentent qu’une part restrictive du temps. Après de longues discussions, nous avons choisi le titre le plus simple qui nous correspondait le mieux.

Atelier

Nous fonctionnons en atelier, invitant toujours de nouvelles collaborations. Cela revoit au lieu où les artisans et les artistes travaillent. Dans notre cas, il ne s’agit pas d’un lieu défini mais d'une sorte de cayenne mobile.

Recherche

On peut appeler cela comme on veut : recherche-action, recherche-création, recherche-développement… Il ne s’agit pas d’une recherche académique mais d’une recherche tout de même. Marcel Proust était un chercheur, non ?

Temporelle

Depuis le début, notre grande affaire est le temps. D’abord abordé sous l’angle des flux (avec nos premières recherches actions sur les lieux de transport), puis sous l’angle du changement climatique, notre relation avec lui s'est peu à peu décomplexée. Nous aimons autant l'histoire que les paysages en transition ou la prospective. À la suite de nos lectures de Rosa, Castells ou Virilio, nous postulons la primauté du temps sur l’espace.

Et puis nous aimons beaucoup l’acronyme qui en découle : ART, à la fois ensemble de connaissances et de règles d'action et expression d’un idéal esthétique. Un programme en soi.

Cette nouvelle identité (toujours un peu en construction) réserve encore des surprises…

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Nos références en matière de pensées sur le temps

Aménager le temps (texte de 22/01/2013)

Le temps est une ressource épuisable et il représente pour nous un capital vital. Alors que le développement durable prône l’économie des ressources, il nous revient d’interroger notre mode de consommation du temps. Pour économiser du temps, pour aller plus vite notamment, nous consommons les autres ressources naturelles jusqu’à leur épuisement. Mais quoi que nous fassions, notre propre temps s’épuise inexorablement. Raisonner nos modes de consommation passe donc par une meilleure gestion du temps.


La consommation de l’espace intègre depuis longtemps notre réflexion globale dans le champ de l’urbanisme. Quand est-il du temps ? N’avons-nous pas intérêt à nous préoccuper du temps et de la succession des durées ? Ce sera au prix de cet effort de recherche que nous ferons progresser durablement la qualité de notre habitat. Car en matière d’aménagement la considération de l’espace ne suffit plus à organiser nos cités alors que les aires urbaines ne cessent de croître et que nous arrivons à épuisement du capital spatial dans les centres-villes, pour comprendre que nous atteignons l’ultime consommation de l’espace et que désormais c’est bien dans l’organisation de la mise à disposition de l’espace dans le temps que ce joue la partie.

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