Carnet d'études

Atelier de recherche temporelle

Dorian G, portrait d’une ville invisible

Dans le roman d’Oscar Wilde, le jeune Dorian Gray passe un pacte avec le diable pour rester éternellement jeune, alors qu’il mène une vie de débauche et d’excès dans les bas-fonds de Londres. Conséquence diabolique, c’est son portrait, dissimulé chez lui derrière un paravent, qui subit les pires outrages, vieillissant monstrueusement. Aujourd’hui, on peut utiliser cette métaphore pour qualifier le rapport ambigu des villes (comme Paris, mais pas uniquement) à leur périphérie. Les centres villes se muséifient, la défense des patrimoines divers fait rage, les flux automobiles sont peu à peu maîtrisés, la ville devient verte, piétonne, les quartiers à la traîne se « civilisent ». Conséquence bien connue, l’immobilier augmente, la population se « gentryfie » - voir les bobos – et un pervers effet centrifuge rejette en banlieue, en périphérie plus ou moins lointaine ce qui la fait vivre mais qu’elle ne veut plus voir : les industries et artisans, les pauvres, les immigrés. L’effet inverse, centripète, est un embellissement et une spéculation toujours plus intense sur le centre ville.

 
I.         Centrifuge et centripète, le syndrôme Dorian
a.       L’effet contenant de la ville, et ses effets pervers
b.      Le portait caché de la ville : les entrées de ville
c.       Le rapport ambigu à la Nature
II.       Le sens de l’histoire ? mutations, digestions, révélations
a.       Piste 1 : les grands ensembles
b.      Piste 2 : les infrastructures de transport : de la ville au territoire habité
Conclusion : émergence d’une forme urbaine

Jean-Philippe Doré
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