Carnet d'études

Atelier de recherche temporelle

Bombardement

Il était assis dans la brasserie face au port. Sa mère l'avait envoyer à neuf ans et demi faire la queue rue du calvaire pour envoyer des biscuits aux prisonniers. Enfin relayé dans la queue, il avait été admirer les jouets dans les vitrines voisines. L'après-midi même, les sirènes avaient retenti et sortant de l'abri après le bombardement, il était retourné dans la rue pour découvrir les décombres des bâtiments anéantis. Une incompréhension était née du souvenir présent des jouets dans la vitrine et disparu si vite. L'homme âgé maintenant, assis dans cette brasserie, expliquait que cela avait définitivement orienté sa vie : qu'est-ce qui est fixe, qu'est-ce qui bouge ? et les choses que l'on croit permanente le sont-elles vraiment ?

Issu d'une discussion avec Paul VIRILIO

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