Carnet d'études

Atelier de recherche temporelle

Temps collectif

 

























L'ordre social impose naturellement un temps collectif par les techniques qu'il véhicule. Le téléphone, l'ordinateur, la télévision, la voiture sont des agents temporels. L'être s'y confronte sans cesse, les accepte et en use. Ils ne devraient être que la cadence sommaire et oublieuse de sa relation au monde, mais cette pression extérieure constante et totalement acceptée, peut être une gène dans sa projection autant qu'elle le pousse par facilité à l'oubli. C'est un constat d'anorexie temporelle où l'appréhension de l'épaisseur du temps se tait au profit d'une vision instantanée des choses.

 

La divergence des temporalités autonomes s'exprime toujours mais il est à craindre que la systématisation contemporaine en réduise le territoire. Dans cette crise temporelle, l'attention à la matière paraît soudain importante. L'être emprunte au monde des perceptions d'où il tire sa «nourriture» et les lui rend sous forme de mouvement. Celte relation consciente aux choses est primordiale et nécessite une éducation incessante. Leur caractère charnel face au temps devrait nous conduire à les considérer comme des hébergeant de la durée dont dépend en partie notre capacité projective.

 

Crédit photographique Stéphanie BARBON

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :