Carnet d'études

Atelier de recherche temporelle

Faillite de la pensée

 

 
































La composition s'est à nouveau resserrée suivant le principe de mitoyenneté. Chaque objet entretient une relation de contact avec au moins un autre. L'ordre de la composition linéaire est hasardeux et elle semble appeler toutes les combinaisons possibles sans que l'équilibre général en soit changé.


La distance entre chaque élément régit leur relation en fonction du volume de chacun. Ici le contact physique généralisé apaise la composition, élimine toute source de tension. La perte de singularité renforce la présence de l'ensemble comme un tout cohérent. L'absence d'attraction dans l'espace amène la composition à un tournant presque métaphysique. Les éléments pourtant inertes me regardent, introduisent peut-être une interrogation sur leur présence simultanée. Devant moi à l'absence du jeu spatial répond le mutisme du temps. Le contact physique ne semble pas suffisant pour effectuer ce lien, quelque chose de plus se produit qui donne une étrange unité, peut-être la présentation frontale? Peut-être que le jeu subtil du temps ne se projette que dans l'arrêt des tensions oppressantes de l'espace?

  

Dans cette continuité, l'impression homogène se révèle juste, l'interrogation présente.

 

Crédit photographique Stéphanie BARBON

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