Carnet d'études

Atelier de recherche temporelle

Jungle





La promenade était agréable, lors des derniers jours ensoleillés de l’été. Nous sommes passé devant la maison dite Millepertuis, forte battisse de la fin du 16ème siècle. Sur la façade ordonnancée et ornée de bossages vermiculés, d’étranges motifs s’intègre aux modénatures. Parmi eux une tête d’indien fixant le passant.

 

Au 16ème siècle, la découverte de l’Amérique était connue de tous et les récits voyageaient bien plus vite que les images. Voici donc à quoi ressemblait un indien pour un poitevin inspiré.

 

Continuant ce chemin, nous devons faire un écart car une voiture mal stationnée mange le trottoir. La voiture, dite de luxe, arbore un jaguar en proue de la carrosserie noire. L’ensemble donne le sentiment d’un élancement mais la tête de l’animal rugissant inquiète plus qu’elle n’appelle à la performance.

 

Lorsqu’on sait que le jaguar représente une divinité révérée dans toute l’Amérique du sud, peut-on y voir un rapport avec l’indien précédemment croisé ? Ou comment une influence se répète de siècle en siècle comme la réactualisation d’un même rêve.

Jean Richer

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