Carnet d'études

Atelier de recherche temporelle

27 propositions pour l'urbanisme

 

L'aménagement

 

01- Tirer les leçons de la métropolisation et de son développement polycentrique, formant un réseau de noyaux denses et de surfaces étales.

 

02- Penser la métropole vertueuse post Kyoto avec des solutions de continuité dans la ville archipel.

 

03- Arbitrer la concurrence métropolitaine imposée par l’économie mondialisée pour favoriser les territoires de vie. 

 

04- Prendre en compte les évolutions de la mondialisation et positionner l’architecture comme frontière formelle de l’espace des flux.

 

05- Comprendre la forme urbaine née de la ville diffuse, entre ville dense et périphérie, empruntant à ces deux modèles pour en créer un nouveau. 

 

06- Valoriser les centres-anciens pour leur signification collective et l’espace public comme lieu d’apparition. 

 

07- Garder vivant le patrimoine et refuser de le transformer en objet de spectacle ou de consommation. 

 

 

La mobilité

 

08- Comprendre le rôle majeur de la mobilité qui recompose des territoires-réseaux.

 

09- Faire de l’accessibilité une entrée majeure, non seulement en terme d'ergonomie mais de droit générique au déplacement.

 

10- Prendre la mobilité comme le fait de changer de position dans un espace réel ou virtuel qui peut être physique, social et affectif. 

 

11- Développer une flexibilité et une mutabilité des lieux de mobilité pour répondre à l'évolution incessante des pratiques urbaines. 

 

12- Voir dans la continuité urbaine un enchaînement de significations s’organisant autour de la problématique de la mobilité.

 

13- Intégrer à la chaîne de mobilité intermodale des activités traditionnellement ségréguées dans le temps et dans l'espace.

 

 

Habiter le temps

 

14- Tenir compte de la diminution de l'uniformité professionnelle et de l'individualisation des comportements.

 

15- Prendre en compte le changement par des réponses réactives tout en réfléchissant sur les tendances lourdes capables de structurer durablement nos contextes d’intervention. 

 

16- Gérer l'accélération des cycles de consommation par une approche raisonnée en matière de production et de gestion de l’énergie.

 

17- Tenir compte du capital “temps” dans les schémas d'orientation, plans directeurs et documents de planification.

 

18- Développer des politiques temporelles transversales pour que le développement durable prime sur les aménagements physiques. 

 

19- Susciter l’hypergestion, c'est à dire de la gestion "à plusieurs têtes", des espaces contemporains. 

 

20- favoriser la nouvelle génération de services dits intégrés articulant des services, des lieux et des biens. 

 

 

Le projet comme processus

 

21- Estomper la distinction entre le penser et le faire au profit d'une approche pragmatique de la ville où le projet devient un espace de dialogue et à une fabrique d'actions. 

 

22- Développer l'ingénierie intégrée pour prendre en compte dès l'origine l'ensemble du cycle de vie de nos aménagements. 

 

23- Jongler avec les différentes temporalités  d'un projet en adoptant des actions qui tiennent compte du temps de la concertation, des études, des travaux et de l'appropriation. 

 

24- Saisir le temps court des projets pour mettre en place des outils immédiatement perceptibles par l’architecture ou l’urbanisme provisoires.

 

25- Stimuler la constitution d’équipes pluridisciplinaires qui regroupent praticiens, chercheurs et gestionnaires pour une approche globale. 

 

26- Développer une recherche urbaine où analyse et théorisation fonctionnent simultanément pour élaborer des outils stratégiques servant l’activité opérationnelle.

 

27- Développer la prospective territoriale sur le modèle opérationnel du visioning englobant concertation, représentation et évaluation. 

 

 

 

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