Carnet d'études

Atelier de recherche temporelle

La figure du citoyen

La figure du citoyen : entre attentes de service public et disparition de l’action citoyenne les nouveaux enjeux du faire la ville ensemble.

 

La notion de citoyenneté, « du savoir être », aux devoirs, peu ici être interrogée. Si Norbert Elias a su démontrer comment un long processus socio historique de pacification des mœurs est corrélatif de la création des états nations et de leur appropriation du droit à la violence. L’apparition d’une tierce personne par la figure de l’état dans la régulation des conflits interpersonnels a t-elle été si opérante qu’elle en enlève aujourd’hui au citoyen toute capacité d’action ? 

 

En effet, en date du 22/04/09 un service technique, d'une ville comme il en existe plein, fût contactée par un citoyen/commerçant pour relater un dépôt d’ordure sauvage sur la voirie. L’information transmise est une sollicitation d’intervention du service voirie pour remédier à un dépôt sauvage d’ordure portant atteinte à la sérénité des lieux par son aspect mal odorant et son volume. Aussitôt l’information reçue, j’en fût informé et me suis rendu sur zone afin de constater ou non l’aspect gênant. Au vu des trois sacs qui jonchent le sol on peut se demander quel rapport entretient le citoyen avec les services de mairie. Si la gestion de la propreté est une compétence municipale « propreté urbaine » géré par un syndicat mixte pour l’élimination des ordures ménagère l’action citoyenne est l’éducation de la population à agir est-elle envisageable ?

 

Le service voirie a été informé et a répondu dans l’heure à l’attente du plaignant. L’efficacité et la réactivité des services municipaux, mérite d’être soulignées. Ce qui est à interroger, est cette décharge du citoyen, ici un commerçant qui trouve plus normal de signaler ce dépôt sauvage que d’agir pour rétablir la situation. Si la compétence de la propreté publique n’incombe pas aux particuliers on peut par ce fait percevoir l’attente du citoyen envers le service public. Ce que je note est cette absence de participation citoyenne à agir sur la ville. La figure du citoyen est-elle à entendre comme un consommateur de service public incapable d’action spontanée ?

 

Si cette question/débat ne peut pas trouver de réponse sans un approfondissement du sujet, il en ressort pas moins un besoin de service d’appoint de la gestion de la propreté publique. C’est à dire que la municipalité doit conserver une capacité et une réactivité sous forme de double mission, dépendant assez du volontarisme des agents à intervenir.

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